La douleur physique ne fait pas mal, si on la compare à la souffrance morale.
La violence. Par où commencer ce sujet que probablement une minorité de personnes liront. La violence, est encore présente aujourd'hui, je peux même en témoigner. Comme je n'arrive pas à trouver mes mots, je vais raconter ce qui s'est passé Mardi.
Je suis allée à un parc d'attraction, avec des amies. Nous étions quatre, je ne citerais pas les noms. Nous étions tranquillement installée dans l'herbe pour parler. Et soudain, un garçon saute par dessus une de mes amie, elle cris "Oh! putain" par réflexe car elle a eu peur. Ce garçon lui dit "Ta gueule, sale pute".
Une ou deux minutes après il recommence, on lui dit d'arrêter. On en parle entre nous, on dit que ce sont des cassos, le garçon était à coté et nous dit "Quoi, vous allez voir les cas-socios, sale pétasse". Il va voir un monsieur un peu plus loin assis sur un banc. Ce monsieur vient nous voir et nous dit de leur parler un peu mieux que cela. On s'excuse si, le garçon à été blessé de nos propos, nous ne voulions pas l'offenser mais lui non plus n'a pas été très correct avec nous. Le monsieur est tout a fait d'accord. Sauf que moi qui regardais la scène en y assistant, je me prends des menaces. Un des potes du garçon, me regarde avec son air supérieur et me dis "Toi, tu vas voir je vais te niquer sale pédale !" Le monsieur qui s'avère être leur moniteur, c'est une sorte de colonie, lui dit qu'il va rien niquer du tout et se retourne vers nous et nous dit qu'il n'y a pas de problème. Nous étions seules à ce moment là.
Et puis les garçons reviennent autour de nous, la s½ur d'une de mes amie se met à pleurer, et va s'asseoir un peu plus loin, le premier garçon est près à aller vers elle mais la mère de mon amie le retient et sa s½ur se met à coter d'elle pour lui demander si ça va. Mais le garçon que la mère retenait court vers mon amie et la frappe en plein dans les cotes. La mère le prend par le bras cette fois et lui dit "Mais ça va pas non ?!" Le moniteur qui était au téléphone un peu plus loin jusqu'à présent revient , elle lui demande si il a vu ce qui s'était passer, il dit qu'il s'en occupe, mais celui qui m'a menacé, sert son point et dis qu'il aurait cassé la gueule de la mère de mon amie.
Le premier garçon vient s'excuser, mais d'un air tellement convaincant qu'on ne l'a pas cru, évidemment. Et ils finissent par partir, nous n'avons presque plus bouger de toute l'après-midi. Au passage, les gens qui étaient autour de nous, n'ont rien dit, rien fait.
La violence engendre la peur et la culpabilité car on se dit mais qu'est ce que j'ai fais pour qu'il s'en prenne à moi ? Rien, il avait juste décidé qu'il te ferait chier et manifestement il l'a fait. On nous explique, que les gens qui règlent leur compte par la violence, n'ont que ça. Nous nous avons les mots, eux ils ont la force. Et bien nous verrons plus tard qui de nous s'en sortira le mieux.
Tu t'es déjà fait agresser ?