* * Now we're back to the beginning. It's just a feeling & now one knows yet. * Monday, 4th August.

* * Now we're back to the beginning. It's just a feeling & now one knows yet.  *  Monday, 4th August.
Em` ; 16 Ans & 10 Mois ; Nantes ; Banale.




On ne connait pas quelqu'un en connaissant son nom. Ni son âge. Avec ça, on se fait juste une idée, quelque chose d'abstrait. Je suis loin de l'idée que vous pouvez vous faire de moi.
Je m'appelle Em' (non vous n'aurez pas mon prénom). J'ai 16 ans. J'habite Nantes. J'ai des amis. J'ai une vie, autre que cet écran. J'aime la vie. Je déteste le romantisme guimauve. Je n'ai rien de spécial. Pas la peine d'en faire une histoire.
Sortez de chez vous, regardez autour de vous, vous n'êtes que le centre de votre monde. Regardez ceux qui vous entoure, c'est ainsi qu'on apprend à vivre, non pas planté devant son ordinateur. Bougez-vous ! Il y a tant de choses à voir. Devenez la personne que vous voulez être. On ne devient personne en ne côtoyant que sois-même.



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# Posté le lundi 04 août 2008 07:14

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 15:39

* * Briser mes côtes sous tes yeux, emplir mes poumons d'eau, faire des entailles dans ma peau, brûler mes souvenirs & découper soigneusement mon c½ur au bistouri. * Saturday, 1st November.

* * Briser mes côtes sous tes yeux, emplir mes poumons d'eau, faire des entailles dans ma peau, brûler mes souvenirs & découper soigneusement mon c½ur au bistouri. * Saturday, 1st November.


Emma,

Tu ne peux plus continuer comme ça. Abandonnes. Finis-en. Maintenant. Commets l'acte qui t'apportera la paix. Tu sais aussi bien que moi que tu ne seras jamais heureuse comme tu dois l'être. Je sais très bien que quand tu fermes les yeux tu ne penses qu'à partir. Tu as toujours rêvé de voler avec les anges. Alors c'est le bon moment, non ? Personne ne t'en voudras. Il n'y aura d'ailleurs personne pour pleurer sur ta tombe. Personne pour y déposer des fleurs. Tu ne manqueras à personne. Non personne. Ne sois pas idiote, on sait toutes les deux que ta vie ne vaut rien et que tu n'y tiens même plus. T'avais beau dire que tu n'espérais plus rien, il restait un semblant d'espoir dans le fond de tes yeux. Moi je le voyais. Mais aujourd'hui quand je te regarde je ne vois plus que le désespoir qui prend petit à petit une couleur d'amertume. Ne te fais pas d'illusions il n'y a plus rien pour toi ici.

Je sais d'ores et déjà que tu ne t'y résoudras pas cependant. Tu es trop attachée à tes amis. Trop attachée à leurs sourires. Et c'est pourquoi tu n'auras pas le courage de t'en aller. Tu as promis à certain de ne pas te faire de mal. Et je ne pense pas que tu rompras ta promesse. Ils sont tous ce pour quoi tu vis encore. Les perdre ce serait te perdre. Malheureusement toi comme moi savons que les points de sutures de ton c½ur ont lâchés. Que vas tu faire maintenant ? Souffrir en silence ? Paraitre heureuse ? Mais c'est intolérable ! Tu le sais. Pourquoi ? Dis moi pourquoi tu te bats ?! Pourquoi tu t'obstines à laisser ton c½ur battre ? Tu es un fardeau. Pour les gens que tu aimes. Il n'y a pas d'happy end pour toi. Endurer la douleur ne serviras à rien.



Pars ! Pars tant que tu le peux encore. Pars loin d'ici. Pars où le malheur ne te rattraperas pas. La mort est paisible tu sais. Oui beaucoup plus facile que la vie. Alors vas t'en. Un geste. Même pas un mot. Même pas d'adieu. Juste un simple geste. C'est trop te demander peut-être ? Partir pour ne jamais revenir ce n'était pas ce que tu voulais ? Tu dis tout le temps " J'aime ma vie. Oui j'aime ma vie presque autant que je la hais. & Je me hais au plus haut point pour tout le mal que je leur fait." Emma, s'ils lisent cet article comment crois-tu qu'ils réagiront ? Non, c'est vrai. Tu ne peux plus continuer. Vas t'en ! Laisses les vivres heureux. Si tu pars tu ne pourras plus leur faire de mal. Bientôt, tu te rangeras à mes arguments et tu partiras. Oui crois moi ou pas, tu partiras. Pour eux. Pour toi.

Adieu,
Ta chère conscience.






Emma,

Je sais que tu as lu à maintes reprises la lettre que j'ai adressé à tes soins. A l'époque, tu y a beaucoup réfléchis n'est ce pas ? Oui. J'en étais sure. Tu n'avais qu'une envie à ce moment : partir le plus loin possible. Même si cela revenait à dire ne jamais revenir. Tu y pensais, avoues le ! Je voudrais t'apprendre que je n'étais pas fière de toi pour cela. Quelle idée horrible que de t'entendre répéter que tu souhaitais mourir. Mais les sermons ne te faisaient plus rien. Trop habituée pour que ça soit efficace.

Saches, ma douce Emma, que tu es admirable. T'en as vu de toutes les couleurs depuis quelques années. T'as jamais vraiment baissé les bras. Oui, à chaque obstacle, l'idée d'un aller sans retour était présente. Malgré cela tu as tenu bon. Aujourd'hui, c'est comme si t'avais vaincu la mort ! Tu te rends compte Emma ! Sous tes airs de petite fille vulnérable & adorable, tu es forte. Plus que je ne le croyais à vrai dire. Les derniers évènements ont été les pires. Je le sais. C'était la première fois que je te voyais dans cet état. Toi qui d'habitude est pleine de vie. Te voir abattue. Prête à lâcher prise sans même bouger un peu pour te relever. J'ai eu peur un court instant que tu bascules dans le vide. Mais là encore, tu t'en aie sortis.

Il y a quelques jours à peine, il s'est produit une chose étrange. Surprenante même. L'étincelle dans tes yeux s'est rallumée. Sans raison apparente. J'ai d'abord cru à un miracle. Une remontée. Mais non. Le temps à guérit tes blessures et ta volonté t'as changée. Oui Emma, tu n'es pas indemne. Non. Tu as fais du chemin. Tu as perdues une partie de toi. Et tu as avancé. Il y a quelques jours, tout a changé. Tout est devenu beau, brillant, presque éblouissant. Tu revis ! Tu revis Emma !

Malgré cela, j'ai conscience de l'effroyable effort que tu fournies pour retenir cette lueur de vie. Toi & moi savons qu'elle ne restera pas. C'est pourquoi tu en profites. Je le sais. Trop à mon goût. Oui, je te comprends mieux que personne même si tu n'es pas seule. Il y a certaines personnes qui t'ont aidés et sans qui tu n'y serais pas arrivé. Tu n'y crois pas mais je suis persuadée qu'ils t'aiment. Alors, ma jolie Emma, bats toi pour retenir ce petit souffle de joie. N'abandonne jamais. Tu m'entends ? Emma, ce que je voulais te dire c'est : Quoiqu'il arrive ne perds pas espoir. Tu en vaut la peine. Tu ne veux pas y croire alors au fond, j'y croirai pour toi.

Ta conscience.





# Posté le samedi 01 novembre 2008 06:13

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 07:35

* * J'écrirai sur ta peau, à l'encre rouge, les mots qui font si mal. * Saturday, 1st November.

* * J'écrirai sur ta peau, à l'encre rouge, les mots qui font si mal. * Saturday, 1st November.



Blanche. Je suis face à cette page blanche si commune à mes yeux. Cette couleur qui se rapporte, je ne sais trop pourquoi, à la paix, à la joie. Pour ma part, la blancheur de la page ne me fait nullement penser à quelque chose de bon, quelque chose de meilleur. Non, cette éclatante blancheur qui agresse mes yeux souligne le vide, la désertion des sentiments, des mots, ni plus, ni moins.

C'est ici que tout commence, c'est ici que je fais face au vide perfide, sur cette page étonnement propre. Je ne me battrais aucunement avec mes poings contre ce trou noir, mais plutôt avec des mots, avec des émotions. Les émotions, un bien grand terme, n'est-ce pas ? Depuis peu, ce mot m'intrigue et les sensations elles-mêmes me fascinent comme jamais je ne l'avais été.

Les lubies, j'en ai eu beaucoup, des plus folles que d'autres, des différentes, des plus colorées & des plus tristes. Mais, jamais d'une telle ampleur. J'aime analyser ce que les individus ressentent, j'aime cette sensation lorsque les sentiments deviennent incontrôlables, qu'ils se révoltent contre nous d'une manière tordue. Oui, j'aime le fait que de si minuscules choses nous fassent tourner la tête. C'est hors de notre portée, totalement inaccessible, invisible, insaisissable.

Personnellement, j'ai une étrange manie pour changer subitement d'humeur au gré des émotions qui parcourent mon corps & mon esprit. On pourrait dire que je suis lunatique, mais je ne suis pas sûre que ce soit le mot exact. Comment fait-on pour passer du rire aux larmes, des cris de haine, aux cris de douleur ? Comment fait-on ? J'aimerais tellement comprendre.

Ça en devient lassant cette envie compulsive que j'ai de vouloir comprendre. Comprendre. Apparemment, je suis capable d'être tolérante, oui j'en suis capable, mais les actions d'autrui ne m'indiffèrent pas, j'aimerais comprendre les motivations, les sentiments qui alimentent toutes ces décisions prises. Celles qu'on regrette, celles qui nous semble les meilleures, et celles qui, au final ne changent rien.

Parfois, je me demande si je ne suis pas totalement & irrévocablement démente, pour me poser tant de questions à la minute. A peine une interrogation a-t-elle franchi le seuil de ma conscience, que des milliers d'autres suivent le mouvement. Ce serait peu dire, que de déclarer qu'elles m'accablent ces pensées d'incompréhension. Elles rongent petit à petit mes organes vitaux.

Je cherche, sans relâche, un sens à la douleur. Sans conteste, les sentiments ont une part de responsabilité dedans. Incontestablement. Il m'arrive de me demander, pourquoi sommes nous si écrasés par ce poids indéfinissables. Plus j'y réfléchis, plus je m'y perds. Il y a tellement d'interrogations qui fourmillent, tellement de mots qui apparaissent et se volatilisent dans mon crâne. Une multitude de pourquoi. Une quantité déraisonnable de comment. Des points d'interrogations parsemés un peu partout.

Et dans ce méli-mélo de ce qui me constitue, se trouve également les émotions. Les doutes, les regrets, les fautes, la haine, la peur, que de sentiments peu attachants. Et pourtant, je ne ferais qu'un mensonge éhonté si je prétendais ne ressentir aucune forme d'amour, quelle qu'elle soit. Mon c½ur, referme des litres entiers d'amour inavoué. Un amour qui fait mal, un amour inachevé qui tord mes boyaux quand les yeux curieux sont tournés dans le sens opposé. Triste humanité.

J'ai la jolie impression qu'il n'est pas évident de me cerner. Je conviens que des maux étalés sur une page blanche n'aide pas pleinement. Et pourtant, je pourrais passer des heures à essayer de me décrire, à mettre des mots sur ce que je ressens, mais les mots ne sont pas encore assez véridiques, assez touchant pour vous percuter. Moi-même, je suis à des lieux de savoir ce qui se cache au fin fond de mes entrailles. Mais, je suppose que la meilleure manière de me connaître, ce n'est pas d'analyser mes moindres faits & gestes, ce n'est pas de savoir quel est mon groupe de musique favoris, et ce que j'ai l'intention de faire de ma vie, non la meilleure option que vous ayez c'est de déchiffrer ce tas de mots & de maux. Un travail fastidieux qui peut s'avérer plus compliqué qu'il n'en a l'air. Et malheureusement pour vous, c'est moi. A l'état pur. Sans artifice. Sans colorant. Et par-dessus tout, sans faux-semblant.

Une page blanche, ce n'est pas que le symbole d'une chose bénéfique dont son contraire serait noir. Une page blanche, ce n'est pas qu'un vide que l'on se doit de compléter. Non, une page blanche c'est un morceau de liberté. Une part de chacun, car on l'a remplie comme bon nous semble, sans contrainte, sans obligation. A notre manière, & pas celle d'un autre.



Il suffit de quelques mots accompagnés de quelques gestes pour cerner une personne. A condition d'écouter, & de faire attention.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 06:20

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 07:37

Saturday, 26th September.

Saturday, 26th September.
Don't waste your time on me. You're already the voice inside my head.



« Dis-moi ce qui ne va pas.
- Je ne sais pas comment le dire.
- Essayes quand même.
- J'en peux plus. Ma vie est un fiasco total. Je suis fatiguée. Si fatiguée. La vie est jolie pendant un temps, puis à un moment donné, elle se retourne contre nous. Dis-moi, qu'est ce que je dois faire ? Parce que là, tu sais, je suis perdue. Complètement perdue. L'avenir est très sombre pour l'instant. Bien sûr, il a été plus foncé encore, mais là, je ne sais pas comment résoudre le problème. Le problème, c'est que c'est toi, le problème. Tu vois, pourquoi c'est si compliqué à expliquer ? J'ai tellement besoin de toi. Tu n'imagines pas à quel point. Mais, je suis lasse de chercher des réponses, de me battre. Pour toi, pour eux. J'hésite à déposer les armes de suite. J'ai plus la force de m'accrocher à toi. J'ai vraiment plus la force d'affronter un rejet. Plus tu t'éloignes, plus je m'accroche, et en conséquent, plus ça devient difficile. Je ne sais pas comment réagir face au dilemme. Te laisser t'éloigner, ou m'accrocher encore et encore ? Aides-moi, s'il te plaît. La voilà la raison de mon état silencieux. Alors, maintenant, que tu as les cartes en main, soit tu décides d'agir, soit tu y renonces, et tu me laisses dans les eaux sombres.»


L'année dernière me manque. J'aurais eu le temps de te le dire en vrai, l'année précédente.

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 11:31

Modifié le mardi 24 novembre 2009 13:56




« J'écris sur ce que j'endure,
Les petites morts, sur les blessures
J'écris sur ma peur, mon manque d'amour
J'écris du c½ur mais c'est toujours
Sur ce que je n'ai pas pu dire ...
J'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me restent
Mes kilomètres de vie manquée
De mal en prose, de vers brisés ...
J'écris la pluie, pas le beau temps
J'écris ce qui ne se dit pas ...
On n'écrit pas quand on manque de rien
Quand on est heureux, que tout va bien
On écrit pas la chance qu'on a
Pas de chanson d'amour quand on en a...»

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 14:36

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 14:44




Du haut de mon petit mètre soixante-trois, on me juge fragile, et incapable de prendre des initiatives. Quand, on se croit supérieur aux autres, on passe au dessus de nombreuses choses. Je ne suis pas fragile. Pas plus que quelqu'un d'autre. Je sais prendre des initiatives, quand je sais qu'il faut se résoudre à prendre des décisions. Et, je suis assez grande pour savoir ce qui est le mieux pour moi. Je me laisse faire, mais cela ne veut pas dire que je n'attends pas au tournant pour renvoyer la balle.

# Posté le lundi 12 octobre 2009 13:28

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 06:27

Thursday 23rd July.

Thursday 23rd July.

De la décadence à l'état pur.



« C'est dur de concevoir que tu m'aimes.
- Est-ce que tu tiens à moi ?
- Oui, énormément.
- Alors, dis toi, que pour moi, c'est pareil.»

# Posté le jeudi 07 mai 2009 13:49

Modifié le mardi 17 novembre 2009 15:00